07 Feb 2022, 00:00

Gestion fine de la stratégie de mot de passe sur un AD

Sous Windows Server, la stratégie de mot de passe gérée par les GPO est commune à tous les utilisateurs.

À partir de Windows Server 2008 (et 2012 pour l’interface graphique, il me semble), si on veut définir des stratégies plus fines, on peut le faire en passant par les PSO (Password Settings Objects).
Il faut d’abord créer un groupe de sécurité, et y placer les utilisateurs concernés.
Ensuite, ouvrir le Active Directory Admin Center (ADAC) :
dsac.exe
Aller dans domain (local) -> System -> Password Settings Container et faire clic-droit -> Nouveau -> Paramètres de mot de passe.
Donner un nom et une priorité (1 = la + élevée) à la stratégie, régler les paramètres désirés, et choisir le groupe de sécurité précedemment créé dans “S’applique directement à”.

Une fois le PSO créé, il devrait s’appliquer correctement, uniquement aux utilisateurs positionnés dans le groupe, en étant prioritaire par rapport à la stratégie par défaut.

31 Jan 2022, 00:00

Permissions des disques VHD/VHDX

Dans Hyper-V, si on crée un disque virtuel, et qu’on l’attribue à une VM dans un 2nd temps, il est possible qu’elle ne puiss pas démarrer avec le message “Erreur d’accès général refusé” concernant le fichier VHD.

Ceci est parce que chaque VM est un objet de sécurité, et qu’il faut lui affecter les autorisation correctes sur le fichier disque. Pour ceci, lancer Powershell, et obtenir le SID de la VM :
Get-VM 'Mon serveur virtuel' | Select-Object VMID (en entrant le nom de la VM).
Puis lui donner les droits sur le fichier :
icacls hard-disk.vhdx /grant %SID%:F (en entrant le SID trouvé ci-dessus).

La VM devrait alors pouvoir démarrer.

Source

14 Jan 2022, 00:00

Voir date d'expiration d'un certificat

openssl x509 -enddate -noout -in file.crt
Doit fonctionner avec les fichiers crt, pem

12 Jan 2022, 00:00

ID serveur sur Teamviewer

Sous Teamviewer, il y’a un ID attribué à la sesion actuellement ouverte et active (non verrouillée), qui est celui qui s’affiche dans la fenêtre ; c’est l’identifiant utilisateur.
Mais si on veut pouvoir accéder au poste à tout moment, il faut l’ID de serveur ; pour l’obtenir, clic-droit sur l’icône de TV dans la zone de notification, puis À propos de Teamviewer.

05 Jan 2022, 00:00

Autoriser l'accès à un partage réseau sans authentification depuis Windows Server 2019

Depuis Windows Server 2019, l’accès aux dossiers partagés (sur un autre serveur) qui ne nécessitent pas d’authentification est désactivé.
Pour le réactiver, il faut aller dans gpedit.msc, et aller dans Configuration ordinateur -> Modèles d'administration -> Réseau -> Station de travail LANMAN et activer le paramètre Activer les ouvertures de session invité non sécurisées.

Probablement faisable via gpmc.msc dans le cas d’un domaine.

Source

Possible via regedit aussi ?

03 Dec 2021, 00:00

Virtualisation

https://wiki.debian.org/KVM
https://www.how2shout.com/linux/how-to-install-and-configure-kvm-on-debian-11-bullseye-linux/

Pour voir si le processeur possède les extensions matérielles nécessaires pour la virtualisation matérielle :
grep -E --color '(vmx|svm)' /proc/cpuinfo

Qu’est-ce que c’est ?

kvm - QEMU

kvm est un hyperviseur type 1, en espace noyau, sous forme de module noyau pour Linux (intégré au noyau depuis la version 2.6.20). Il permet l’accès aux instructions processeur de virtualisation (Intel-VT ou AMD-V).

QEMU est un émulateur de PC (ou hyperviseur de type 2) : il simule du matériel (disques, RAM etc) pour un système invité. Grâce à kvm, il peut mettre à disposition le processeur physique, pour des performances quasi-natives.

L’un n’a pas besoin de l’autre (kvm peut servir à faire tourner une appli Linux sans OS complet, via containerization, et QEMU peut faire tourner un OS virtuel en émulant complètement un processeur), mais c’est en binôme qu’ils fonctionnent le mieux.

Pour voir si une VM utilise kvm , il faut trouver le PID de la VM, puis entrer la commande strings /proc/<PID>/cmdline|grep kvm. Si oui, on peut y lire “-enable-kvm” ou “accel=kvm”.

Il y’a un module noyau nommé kqemu, qui visait à améliorer les performances de qemu, mais celui-ci a été rendu obsolète par kvm. Son seul avantage potentiel est qu’il fournissait une accélération (logicielle) sur les processeurs ne disposant pas des extensions de virtualisation (mais en ce cas, Virtualbox reste aujourd’hui une solution correcte), si l’invité et l’hôte sont sous la même architecture.

Le paquet qemu-user permet de faire tourner un OS compilé pour une architecure différente du processeur physique ?

libvirt, virsh, virt-install, virt-manager

libvirt est une bibliothèque qui permet de gérer les machines virtuelles. Elle peut aussi se connecter à plusieurs hyperviseurs, dont kvm/QEMU, mais aussi Xen par exemple.

virt-install est une interface en ligne de commande pour simplifier la création de VM.

virsh est une interface en ligne de commande pour interagir avec libvirt, et donc créer, supprimer, modifier, démarrer, arrêter etc. les VMs.

virt-manager est une interface graphique pour interagir avec libvirt (même rôle que virsh, mais en GUI).

virtio

Il me semble que c’est un protocole/une interface pour mettre le matériel de l’hôte à disposition des invités, avec le moins de latence possible. Ces périphériques virtuels nécessitent des pilotes spécifiques, sans quoi ils ne seront pas disponibles, au moins sous Windows. On peut trouver ces pilotes sur cette page.
En montant l’ISO en tant que lecteur CD lors de l’installation de Windows, on peut installer les pilotes pour le contrôleur de disque, à la volée (il faut choisir le dossier qui contient directement les pilotes, il n’y a pas de récursivité).

Virtualbox

C’est simplement un émulateur. Il est plutôt simple d’utilisation, peut être utilisé par un utilisateur non privilégié, mais n’a pas de performances folles.

Xen

Hyperviseur de type 1.

kvm - QEMU

Installation

kvm est déjà présent dans le noyau par défaut. Pour installer QEMU sous Debian Bullseye : sudo apt install qemu-system-x86.
Pour installer virt-manager : sudo apt install virt-manager. Installera automatiquement qemu.

Connexion system ou session

https://blog.wikichoon.com/2016/01/qemusystem-vs-qemusession.html

QEMU peut être utilisé avec une connexion système, ou avec une connexion session.

La connexion système permet l’accès complet à toutes les ressources ; libvirtd est lancé en tant que root, les VMs en tant qu’utilisateur qemu. L’accès d’un utilisateur simple est géré via polkit. On peut ajouter le user au groupe libvirt pour lui permettre un accès aux ressources sans avoir à s’authentifier en root.
La configuration de libvirt est dans /etc/libvirt/.

La connexion session est spécifique à l’utilisateur. Tout est exécuté par l’utilisateur simple. Les configurations/pools sont stockés dans le $HOME. Cependant le réseau accessible par défaut est lent, et peu flexible (difficile à rendre accessible depuis l’extérieur). À voir avec qemu-bridge-helper pour accéder à un pont réseau (créé au préalable par l’admin) ?
La configuration de libvirt est stockée dans $HOME/.config/libvirt.

Détacher souris/clavier de la VM

Par défaut, c’est la combinaison L-Ctrl + L-Alt.

Connexion via SSH

On peut gérer les VMs d’un serveur distant via ssh. Pour ceci, via virsh : virsh --connect qemu+ssh://root@example.com/system.
Via virt-manager, il faut ajouter une connexion, et entrer l’URI qemu+ssh://root@example/system.

En ce cas, il faudra entrer certains chemins manuellement (par exemple pour définir un chemin vers un ISO ou un fichier qcow2), le bouton “Parcourir” étant grisé.

Processeur

La configuration par défaut est de “Copier la configuration du processeur de l’hôte”. Il me semble que ça donne des performances très moyennes. Il vaut mieux décocher cette case et choisir le mode host-passthrough. De même, la détection automatique de la topologie ne me donnait pas de très bons résultats. En choisissant une topologie manuelle, ça fonctionne bien mieux.
Socket : nombre de processeurs physiques sur la MB (1 dans la plupart des cas)
Coeurs : nombre de core du CPU
Chaînes : nombre de thread de chaque core

Périphériques USB ?

Réseau

Le réseau par défaut est un réseau en NAT, et il ne démarre pas automatiquement.
Si on veut bridger une VM à une carte réseau, il faut d’abord créer le pont au niveau système ; il ne semble pas possible de bridger la VM directement à l’interface physique.

Disques

Si connexion à qemu:///system, les pools de stockage (emplacement des fichiers image de disque dur) sont définis dans /etc/libvirt/storage/ et celui par défaut pointe sur /var/lib/libvirt/images/. Les définitions de VMs (fichier XML) sont rangées dans /etc/libvirt/qemu/.

Si connexion à qemu:///session, les pools de stockage dont définis dans $HOME/.config/libvirt/storage/ et celui par défaut pointe vers $HOME/.local/share/libvirt/images/. Les définitions de VMs sont rangées dans $HOME/.config/libvirt/qemu/.

Les images sont au format qcow2.
Il est possible d’utiliser directement un périphérique de type block. Pour ceci, il faut éditer le fichier XML.

Virtualbox

L’avantage principal que je vois est le fait de pouvoir ponter facilement et à la volée la carte réseau virtuelle et n’importe quelle carte réseau (physique, pont ou virtuelle, genre tap0 ), sans préparer le réseau auparavant.

USB

Pour pouvoir passer les périphériques USB à l’invité, l’utilisateur qui lance VBox doit faire partie du groupe vboxusers :
sudo adduser $(whoami) vboxusers

Pour gérer l’USB2 / USB3 , il faut l’extension pack :
sudo apt install virtualbox-ext-pack

On peut passer les périphériques à la volée, via clic-droit sur l’icône USB en bas à droite de la fenêtre de la VM.

07 Jun 2021, 00:00

Envoi d'un mail d'avertissement lorsque le mot passe AD est proche de l'expiration

Préambule

Le but est d’avertir les utilisateurs d’un domaine Active Directory lorsque leur mot de passe est proche de l’expiration, pour leur permettre de le renouveler avant l’expiration.

Le renouvellemnt se fait sans problème lorsque l’on est connecté directement au réseau, mais dans le cas d’un accès via OpenVPN avec authentification auprès de l’AD, la connexion VPN sera bloquée lorsque le mot de passe est expiré. D’où la procédure ici-présente.

Stockage du mot de passe de manière chiffrée

Source

Le but, si je comprends bien, est d’enregistrer une empreinte du mot de passe (ou le mot de passe chiffré) dans un fichier, pour qu’il soit utilisable sans interaction humaine, sans pour autant être exposé en clair sur le disque.

Le fichier obtenu sera spécifique à ce compte utilisateur, et cette machine. Il devra être recréé si l’opération doit être effectuée depuis un autre compte, ou le même compte sur une autre machine.

Lancer powershell, puis les commandes suivantes (adapter le chemin de fichier si besoin) :

$credential = Get-Credential # entrer identifiant et mot de passe à conserver
$credential.Password | ConvertFrom-SecureString | Set-Content D:\encrypted_password.txt

Le fichier D:\encrypted_password.txt contient le hash qui nous intéresse.

À noter que ceci a été réalisé en utilisant un utilisateur qui possède une licence valide auprès d’Office 365. Non testé auprès d’autres fournisseurs SMTP.

Script pour générer et envoyer les mails

Il s’agit du script de Robert Pearman que j’ai légèrement modifié, et francisé.

Le script en question, qui doit être enregistré avec l’extension .ps1 (penser à modifier les variables de début de script) :

#################################################################################################################
#
# Version 1.4 February 2016
# Robert Pearman (WSSMB MVP)
# TitleRequired.com
# Script to Automated Email Reminders when Users Passwords due to Expire.
#
# Requires: Windows PowerShell Module for Active Directory
#
# For assistance and ideas, visit the TechNet Gallery Q&A Page. http://gallery.technet.microsoft.com/Password-Expiry-Email-177c3e27/view/Discussions#content
# Or Checkout my Youtube Channel - https://www.youtube.com/user/robtitlerequired
#
##################################################################################################################
# Please Configure the following variables....

$smtpServer="smtp.office365.com"
$expireindays = 14
$mailfrom = "expediteur@example.com"
$passwordFile = "D:\encrypted_password.txt"
$from = "Mot de passe <$mailfrom>"

$logging = "Enabled" # Set to Disabled to Disable Logging
$logFile = "C:\log_mail.csv" # ie. c:\mylog.csv

$testing = "Enabled" # Set to Disabled to Email Users
$testRecipient = "debug@example.com"

#
###################################################################################################################

# get password from file
$encryptedPassword = Get-Content $passwordFile | ConvertTo-SecureString
$Credential = New-Object System.Management.Automation.PsCredential($mailfrom, $encryptedPassword)

# Check Logging Settings
if (($logging) -eq "Enabled")
{
    # Test Log File Path
    $logfilePath = (Test-Path $logFile)
    if (($logFilePath) -ne "True")
    {
        # Create CSV File and Headers
        New-Item $logfile -ItemType File
        Add-Content $logfile "Date,Name,EmailAddress,DaystoExpire,ExpiresOn,Notified"
    }
} # End Logging Check

# System Settings
$textEncoding = [System.Text.Encoding]::UTF8
$date = Get-Date -format ddMMyyyy
# End System Settings

# Get Users From AD who are Enabled, Passwords Expire and are Not Currently Expired
Import-Module ActiveDirectory
$users = get-aduser -filter * -properties Name, PasswordNeverExpires, PasswordExpired, PasswordLastSet, EmailAddress |where {$_.Enabled -eq "True"} | where { $_.PasswordNeverExpires -eq $false } | where { $_.passwordexpired -eq $false }
$DefaultmaxPasswordAge = (Get-ADDefaultDomainPasswordPolicy).MaxPasswordAge

# Process Each User for Password Expiry
foreach ($user in $users)
{
    $Name = $user.Name
    $emailaddress = $user.emailaddress
    $passwordSetDate = $user.PasswordLastSet
    $PasswordPol = (Get-AduserResultantPasswordPolicy $user)
    $sent = "" # Reset Sent Flag
    # Check for Fine Grained Password
    if (($PasswordPol) -ne $null)
    {
        $maxPasswordAge = ($PasswordPol).MaxPasswordAge
    }
    else
    {
        # No FGP set to Domain Default
        $maxPasswordAge = $DefaultmaxPasswordAge
    }


    $expireson = $passwordsetdate + $maxPasswordAge
    $today = (get-date)
    $daystoexpire = (New-TimeSpan -Start $today -End $Expireson).Days

    # Set Greeting based on Number of Days to Expiry.

    # Check Number of Days to Expiry
    $messageDays = $daystoexpire

    if (($messageDays) -gt "1")
    {
        $messageDays = "dans " + "$daystoexpire" + " jours."
    }
    else
    {
        $messageDays = "aujourd'hui."
    }

    # Email Subject Set Here
    $subject="Votre mot de passe ESCDA expire $messageDays"

    # Email Body Set Here, Note You can use HTML, including Images.
    $body ="
    $name,
    <p> Votre mot de passe va expirer $messageDays<br>
    Pour changer votre mot de passe, appuyer sur Ctrl+Alt+Suppr et choisir Modifier un mot de passe <br>
    <p>Merci, <br>
    </P>"


    # If Testing Is Enabled - Email Administrator
    if (($testing) -eq "Enabled")
    {
        $emailaddress = $testRecipient
    } # End Testing

    # If a user has no email address listed
    if (($emailaddress) -eq $null)
    {
        $emailaddress = $testRecipient
    }# End No Valid Email

    # Send Email Message
    if (($daystoexpire -ge "0") -and ($daystoexpire -lt $expireindays))
    {
        $sent = "Yes"
        # If Logging is Enabled Log Details
        if (($logging) -eq "Enabled")
        {
            Add-Content $logfile "$date,$Name,$emailaddress,$daystoExpire,$expireson,$sent"
        }
        # Send Email Message
        Send-Mailmessage -Credential $Credential -smtpServer $smtpServer -from $from -to $emailaddress -Port "587" -useSsl -subject $subject -body $body -bodyasHTML -priority High -Encoding $textEncoding

    } # End Send Message
    else # Log Non Expiring Password
    {
        $sent = "No"
        # If Logging is Enabled Log Details
        if (($logging) -eq "Enabled")
        {
            Add-Content $logfile "$date,$Name,$emailaddress,$daystoExpire,$expireson,$sent"
        }
    }

} # End User Processing


# End

Ce script va parcourir les utilisateurs et isoler chaque utilisateur dont le mot de passe :

  • possède une date d’expiration
  • n’est pas encore expiré

et pour chacun d’eux, envoie un mail à l’adresse mail spécifiée dans leur profil AD, ou à l’adresse “$testRecipient” si aucune adresse n’est spécifiée.
(Note : en l’état, le script est en mode de test, et n’écrit donc qu’à l’adresse $testRecipient. pour activer l’envoi réel des mails aux utilisateurs, il faut passer $testing à Disabled dans les variables de début de script)

On retrouve la liste des utilisateurs traités (que leur adresse expire bientôt ou non) dans le fichier de log, par défaut C:\log_mail.csv. Ceci peut se désactiver en passant $logging à Disabled.

Tâche planifiée

Enfin, il faut activer l’éxécution automatique de ce script. Pour ceci, dans taskschd.msc, créer une tâche de base, mettre en programme/script powershell et en argument -windowstyle hidden -File "C:\chemin\vers\le\script\password_notification.ps1"

09 Sep 2020, 00:00

Généralités sur les GPO

Généralités

La GPO est présente dans “Objets de Stratégies de groupe”. Elle n’y a aucun effet.

Elle doit être liée à un objet, qui peut être le Local system, un Domaine, un Site ou une OU (unité d’organisation).
Une fois liée, elle s’applique à cet objet, et tout ce qu’il contient.
On peut laisser le lien en place, mais le désactiver, via clic-droit sur le lien. ATTENTION, il s’agit de la notion de “Lien activé”, et non la notion d'“Appliquer” (qui est là pour forcer l’application de la GPO à la descendance).
Il est possible de désactiver les paramètres ordinateur et/ou utilisateurs d’une GPO.
Cela vaut le coup, après modification d’un GPO, d’attendre ~ une minute avant de faire gpupdate /force sur les clients, le temps qu’elle soit bien prise en compte et synchronisée sur les différents PDC.

Priorité et héritage

Les GPO sont appliquées dans l’ordre suivant, avec priorité à la dernière occurence :

  1. Local
  2. Site
  3. Domaine
  4. OU

Il est possible de bloquer l’héritage, ce qui bloque l’héritage reçu et non l’héritage légué.
On peut également “Appliquer” (Enforced) un lien vers une GPO. Ceci aura pour effet que cette GPO ne pourra pas être outrepassée par une GPO dans une OU descendant de celle-ci, et l’héritage sera forcé vers les descendants, même si ceux-ci le bloquent.

Groupes, OUs, Ordinateurs

La gestion des OUs et de leurs membres se fait dans Utilisateurs et Ordinateurs Active Directory. Les ordinateurs sont présents, en tant qu’objet Ordinateur, dans la catégorie Computers, mais également en tant que Groupe de sécurité “Ordinateurs du domaine” (donc dans la catégorie Users).
On peut sortir un ordinateur de la catégorie Computer, par exemple pour le mettre dans une OU, il restera par défaut dans le groupe “Ordinateurs du domaine”. Ceci permet de l’inclure quand même via les filtres de sécurité.

Lorsqu’on applique un filtre de sécurité, pour déterminer les (sous-)objets auxquels s’appliquer la GPO, ce sont des objets de type utilisateur, groupe, ordinateur, mais PAS des OU.
Les objets hors de ce filtre de sécurité n’ont, semble-t-il, pas le droit de lecture sur la GPO, donc impossibilité de l’appliquer.
Il me semble que cette mécanique empêche un compte hors du domaine (par exemple l’administrateur local d’un poste joint au domaine) d’appliquer quelque GPO que ce soit.

Lorsqu’une GPO est liée au domaine lui-même, elle concerne tous les objets du domaine, dont le groupe “Utilisateurs du domaine” et le groupe “Ordinateur du domaine”. Les paramètres utilisateurs et ordinateurs s’appliquent donc.
Toutefois, si on crée une OU SPECIAL_COMPUTER et une OU SPECIAL_USER, dans lesquelles on glisse respectivement un ordinateur, et un utilisateur, et que l’on lie une même GPO à ces 2 OUs, seuls les paramètres ordinateur s’appliqueront à la l’OU SPECIAL_COMPUTER et seuls les paramètres utilisateur s’appliqueront à l’OU SPECIAL_USER.

Il est possible de configurer un Loopback Processing Mode : on crée une GPO avec des règles utilisateurs, et on la lie à une unité contenant des ordinateurs. Avec l’activation du loopback, les stratégies utilisateurs s’appliquent aux utilisateurs loggés sur ces ordinateurs.
Pour ceci : modifier la GPO qui doit s’appliquer aux utilisateurs, et aller dans Config ordinateur / Stratégies / Modèles d'administration / Système / Stratégie de groupe et activer “Configurer le mode de traitement par bouclage de la stratégie de groupe utilisateur”.
La différence entre Remplacer et Fusionner est décrite dans le cadre de droite.
Si les Modèles d’administration sont absents, il faut les ajouter.

Diagnostic des GPO qui ne s’appliquent pas

  • La GPO est-elle liée à l’objet désiré ? Directement ou via héritage ?
  • Le lien est-il activé ?
  • Des paramètres utilisateurs et/ou ordinateurs sont-ils désactivés ?
  • Le filtrage de sécurité donne-t-il les autorisations de lecture à l’objet qui doit les appliquer ?
  • Est-elle outrepassée par une autre GPO avec une priorité plus élevée ?
  • Pour les installations de logiciel, ceci se produit avant l’ouverture de la session ; l’emplacement du fichier doit donc être accessible en lecture par le groupe “Ordinateurs du domaine”
  • Pour les déploiements d’imprimante, il faut généralement déco/reco la session

http://woshub.com/group-policy-not-applied-troubleshooting/

06 Dec 2019, 00:00

Serveur OpenVPN ponté sous Debian Buster

Mentionné sans aucun password, en rajouter si désiré.
Prévu pour permettre un lien avec le réseau local distant, mais sans redirection de l’ensemble du trafic via VPN.

Préparation générale

apt install bridge-utils openvpn

Création de la PKI et des certificats/clés

cd /etc/openvpn
make-cadir easy-rsa/
cd easy-rsa
nano vars

Trouver les lignes qui définissent les noms de notre organisation et les modifier comme souhaité ;
Passer la taille de clés à 4096b ;
Changer le temps d’expiration par défaut du CA et des certificats en nombre de jours(ici, 10 ans)

set_var EASYRSA_REQ_COUNTRY    "FR"
set_var EASYRSA_REQ_PROVINCE   "IDF"
set_var EASYRSA_REQ_CITY       "Paris"
set_var EASYRSA_REQ_ORG        "Ma badass orga"
set_var EASYRSA_REQ_EMAIL      "me@example.net"
set_var EASYRSA_REQ_OU         "Mon OU qui déchire"

set_var EASYRSA_KEY_SIZE        4096

set_var EASYRSA_CA_EXPIRE       3650

set_var EASYRSA_CERT_EXPIRE     3650

# Le CRL a aussi une date d'expiration, on la passe à 10 ans
set_var EASYRSA_CRL_DAYS        3650

Puis on lance toute la procédure

# Initier la PKI ;
# Supprime la PKI si déjà existante
./easyrsa init-pki

# Créer les params Diffie-Hellman
./easyrsa gen-dh

# Créer les fichier de l'autorité de certif
./easyrsa build-ca nopass  # nopass pour absence de mot de passe
# Génération et signature de la CSR (signing request) du server, avec définition du Common Name
./easyrsa gen-req mon-server-vpn nopass
./easyrsa sign-req server mon-server-vpn # le "server" indique le type
# Vérification si souhaitée
openssl verify -CAfile pki/ca.crt pki/issued/mon-server-vpn.crt

# Génération et signature d'un kit de connexion pour un client
./easyrsa gen-req mon-pc-client nopass
./easyrsa sign-req client mon-pc-client

Les certificats sont dans issued, les clés dans private.

Génération TLS
Ce fichier devra être présent sur chacun des clients

openvpn --genkey --secret ta.key
mv ta.key /etc/openvpn/easy-rsa/pki/

Réseau

Activer forward IPv4

echo 'net.ipv4.ip_forward = 1' >> /etc/sysctl.d/10-network.conf

Fichier /etc/network/interfaces qui crée le bridge et l’adaptateur TAP au démarrage ;
vérifier la cohérence des noms d’interface

auto lo
iface lo inet loopback

auto br0
iface br0 inet static
    pre-up openvpn --mktun --dev tap0
    post-down openvpn --rmmtun --dev tap0
    bridge_hw 00:11:22:aa:bb:cc
    bridge_ports eth0 tap0
    address 192.168.1.2
    netmask 255.255.255.0
    gateway 192.168.1.1

Les interfaces impliquées dans le bridge (eth0, tap0) n’ont pas besoin d’être configurées dans ce fichier.
La directive bridge_hw permet de spécifier l’adresse MAC du bridge (qui sera constatée depuis le réseau, le routeur etc). Par souci de simplicité, je conseille de la fixer à la même valeur que la carte réseau physique (eth0 par exemple). Sinon, il me semble qu’elle prendra la première valeur “alphabétique” entre les différentes cartes réseau impliquées, et l’adresse de la carte tap0 peut varier d’un démarrage à l’autre.

Définition du fichier de conf du server

On peut récupérer le fichier d’exemple ainsi :

cd /etc/openvpn/server
cp /usr/share/doc/openvpn/examples/sample-config-files/server.conf.gz ./
gunzip ./server.conf.gz
mv server.conf mon-server-vpn.conf

En voici une version minimaliste, à mettre dans /etc/openvpn/server/ :

port 1194
proto udp
dev tap0 # doit être en accord avec le fichier interfaces
ca /etc/openvpn/easy-rsa/pki/ca.crt
cert /etc/openvpn/easy-rsa/pki/issued/mon-serveur-vpn.crt
key /etc/openvpn/easy-rsa/pki/private/mon-server-vpn.key  # This file should be kept secret
dh /etc/openvpn/easy-rsa/pki/dh.pem
server-bridge
keepalive 10 120
cipher AES-256-CBC
compress lz4-v2
persist-key
persist-tun
status /var/log/openvpn/openvpn-status.log
log-append /var/log/openvpn/openvpn.log
verb 3
explicit-exit-notify 1

# Pour TLS
tls-auth /etc/openvpn/easy-rsa/pki/ta.key 0  #" 0 pour le server, 1 pour les clients
#auth SHA256  ## ???

On peut vérifier qu’il se lance bien via

openvpn /etc/openvpn/server/mon-server-vpn.conf

Si “Initialization Completed”, c’est gagné.

Rotation des logs

Dans la section précédente, on a défini /var/log/openvpn/openvpn.log comme chemin pour les journaux de connexion.
On peut le logrotater avec le fichier /etc/logrotate.d/openvpn qui contiendra ceci :

/var/log/openvpn/openvpn.log {
    missingok
    weekly
    compress
    rotate 8
}

Source

Activation du service (donc démarrage automatique) via systemd

systemctl enable openvpn-server@mon-server-vpn.service

Le nom entre @ et .service doit correspondre au nom du fichier de configuration.

Ajout du timestamp dans les logs

nano /etc/systemd/system/multi-user.target.wants/openvpn-server@mon-server-vpn.service
et supprimer --suppress-timestamps de la ligne ExecStart=

(même remarque que ci-dessus concernant le nom du fichier)

Client

Installer le client VPN souhaité selon la plateforme.
Le fichier de conf doit être en conformité avec le serveur.
Sous Windows, avec OpenVPN GUI, si on met les chemins complets, syntaxe de type :

"C:\\Users\\myuser\\OpenVPN\\ca.crt"

Si les fichiers sont dans le même dossier que la conf, on peut mettre simplement les noms de fichier.
Un fichier de conf client compatible avec le fichier de conf serveur ci-dessus :

client

# Adapter les noms de fichier
ca ca.crt
cert mon-pc-client.crt
key mon-pc-client.key

# Adapter l'IP/domaine et le port
remote example.com 1194

dev tap
proto udp
resolv-retry infinite
nobind
persist-key
persist-tun
cipher AES-256-CBC
compress lz4-v2
verb 3
tls-auth ta.key 1

Pour lancement auto via systemd :

systemctl enable openvpn-client@mon-pc-client.service

Révocation de certificat

cd /etc/openvpn/easy-rsa/
./easyrsa revoke mon-pc-client
./easyrsa gen-crl   ## Crée/update pki/crl.pem

## Ajouter le fichier dans la conf server
echo "crl-verify /etc/openvpn/easy-rsa/pki/crl.pem" >> /etc/openvpn/server/mon-server-vpn.conf

Puis restart le server ; la clé de mon-pc-client ne sera désormais plus acceptée.
Il faut relancer la commande ./easy-rsa gen-crl à chaque fois qu’un certificat est révoqué, pour mettre à jour le fichier crl.pem.

Attention : le CRL a aussi une durée d’expiration ! Elle peut être paramétrée dans le fichier vars. Pour la visualiser :
openssl crl -in pki/crl.pem -text | grep "Next Update"

Réactivation d’un certificat révoqué

Je n’ai pas trouvé de commande intégrée pour ce faire. Voici comment le faire à la main, bien que ça semble un peu hacky.

D’abord on trouve le serial correspondant au client à réactiver (ici, “monClientRevoque”) :
cd /etc/openvpn/easy-rsa && cat pki/index.txt | grep monClientRevoque qui donne un résultat de ce genre :
R 300956789123Z 200356789123Z 40FDF33486D24371D96668D056CBF883 unknown /CN=monClientRevoque

Il faut éditer ce fichier pour remplacer le R initial par un V, et supprimer le 3e champ (ici 200356789123Z) ; on a donc une ligne de ce genre :
V 300956789123Z 40FDF33486D24371D96668D056CBF883 unknown /CN=monClientRevoque
ATTENTION, il faut que le nombre de tabulations aligne correctement la ligne avec les autres lignes valides, sinon on aura des erreurs plus tard.

Puis on regénère le CRL avec la commande suivante :
./easy-rsa gen-crl

Le client devrait à nouveau avoir le droit de se connecter. Si on besoin de récupérer les fichiers du kit de connexion, ils sont disponibles dans ./pki/revoked/certs_by_serial, ./pki/revoked/private_by_serial et ./pki/revoked/reqs_by_serial et nommés en fonction du numéro de série (ici 40FDF33486D24371D96668D056CBF883).

Il est conseillé de replacer ces 3 fichiers à leurs emplacements initiaux (pki/issued/, pki/private/ et pki/reqs/), et avec le nom initial (monClientRevoque), pour éviter des erreurs si l’on souhaite révoquer à nouveau ce client.
Il y’aura toutefois un message d’impossibilité de supprimer le fichier dans pki/certs_by_serial/, mais ce message n’est pas bloquant.

Lister les clients connectés

cat /var/log/openvpn/openvpn-status.log | sed '/CLIENT_LIST/!d' | cut -d"," -f2 | sed '/CLIENT_LIST/d' | sort -d

05 Nov 2019, 00:00

Let's encrypt / Certbot

Visualiser les certificats existants :

cerbot certificates

Il vaut mieux créer un certificat par domaine, plutôt qu’un pour tous les domaines (ce qui est le cas par défaut si non précisé) Pour créer un nouveau certificat pour un domaine précis :

sudo certbot --apache -d example.com --rsa-key-size 4096

Les fichiers se retrouvent dans /etc/letsencrypt/archive/ et sont linkés dans /etc/letsencrypt/live/

Pour rajouter un domaine à un certificat existant :

certbot --expand -d example.com,new.example.com

Pour supprimer un certificat, il semble qu’il n’y ait d’autre moyen que de supprimer les dossiers concernés dans les dossiers live, archive et renewal (dans /etc/letsencrypt/ )

Pour renouveler tous les certificats :

certbot renew

Pour renouveler seulement un domaine précis, au choix :

certbot certonly -d example.com

Vérifier la longueur d’une clé en appel direct d’un site web :

echo | openssl s_client -connect example:443 2>/dev/null | openssl x509 -text -noout | grep "Public-Key"