07 Jan 2019, 00:00

Notes rapides sur récupération mdadm

Disques tous en spare

Après une panne d’éléctricité, un RAID6 de 12 disques (dégradé, avec 1 disque manquant) a refusé de se remettre en route. Après vérification (par live-cd) via un cat /proc/mdstat, les 11 disques étaient tous en spare (se manifeste par un [S] ).
Pour ce raid sont utilisées les 2e partitions de chaque disque de sda -> sdk. J’ai vérifié l’état de synchronisation de tous les volumes : sudo mdadm --examine /dev/sd[abcdefghijk]2 | grep Events

Events : 2845752
Events : 2845752
Events : 2845752
Events : 2845752
Events : 2845752
Events : 2845752
Events : 2845752
Events : 2845752
Events : 2845752
Events : 2845752
Events : 2845752

Ils sont bien synchronisés, mais pas assemblés. J’ai alors testé
sudo mdadm --assemble --force /dev/md126 /dev/sd[abcdefghijk]2
mais ai obtenu 11 jolis “Device or ressource busy”. Ce qui est normal, les disques étant intégrés dans le RAID, mais en spare. J’ai alors lancé
sudo mdadm --stop /dev/md126
suite à quoi la commande d’assemblage précédemment citée a bien fonctionné, le RAID s’est resynchronisé sans perdre de données, en prenant toutefois son temps.

RAID fonctionnel qui ne se synchronise pas tout seul

Dans un autre cas, où le RAID était resté fonctionnel mais dans lequel un volume manquait (sdl2, détecté mais non intégré/synchronisé), j’ai pu le réintégrer avec la commande sudo mdadm --re-add /dev/md126 /dev/sdl2 (si re-add ne fonctionne pas, add devrait fonctionner mais prendre plus de temps).

Dans encore un autre cas, un seul disque était intégré au RAID, mais non synchronisé, car il restait en “spare”. J’ai pu forcer la réintégration avec la commande
echo check > /sys/block/md126/md/sync_action
De la lecture intéressante se trouve sur cette page.

06 Jan 2019, 00:00

Ripper des cd audio avec abcde et intégrer l'image dans les fichiers

Suite à quelques soucis de recherche dans la base CDDB avec Asunder, voici un mini-tuto pour abcde. Déjà,

sudo apt install abcde lame eyed3 glyrc imagemagick cdparanoia

Les préférences d’extraction se définissent dans le fichier /etc/abcde.conf ou bien dans un fichier user qui outrepassera le précédent, et que nous éditons ici : pluma ~/.abcde.conf

# VBR bonne qualité
LAMEOPTS='-V 0'
# On extrait la couverture
ACTIONS=default,getalbumart
# On range les fichiers finaux dans ce dossier :
OUTPUTDIR="/path/to/music/dir"
# On encode en mp3
OUTPUTTYPE=mp3
# Arborescence type Artiste/Album/01 - Morceau.mp3
OUTPUTFORMAT='${ARTISTFILE}/${ALBUMFILE}/${TRACKNUM} - ${TRACKFILE}'
# On ne remplace PAS les espaces par des underscores (et autres modifs)
mungefilename ()
{
echo "$@"
}

On peut ensuite lancer abcde ou encore abcde -d /dev/sr1 si on spécifie manuellement le lecteur CD.

Enfin, dans le dossier final, si on souhaite intégrer la pochette au fichier :

for i in *.mp3
do
eyeD3 --add-image cover.jpg:FRONT_COVER "$i"
done

(cf cette page)

30 Dec 2018, 00:00

Freeze du poste avec Optimus lorsque bumblebee est installé

Habituellement, lorsque je souhaite installer une Debian sur un pc avec double carte graphique Intel-Nvidia (système Optimus), il suffit d’installer bumblebee via apt install bumblebee bumblebee-nvidia (ou simplement bumblebee si on souhaite essayer avec les pilotes libres Nouveau, ce qui m’a semblé fonctionner moins souvent).
La configuration des paquets met en place toute la configuration nécessaire (glx, alternatives, modprobe/blacklist etc). Ceci installe également un module noyau bbswitch, dont le but est d’éteindre ou d’allumer à la demande la carte graphique dédiée.

Cependant, sur un poste, après avoir installé ces paquets, le pc freezait au démarrage, que le pilote soit nouveau ou nvidia. Comme le pc démarrait correctement en mode recovery, j’ai désactivé le lancement automatique du gestionnaire de connexion graphique. Ainsi, le pc démarrait correctement, je pouvais me connecter, mais dès le moindre service lightdm start ou startx, il freezait à nouveau. Après pas mal de lecture, j’ai appris que le fichier /proc/acpi/bbswitch contenait entre autre l’état de la carte graphique (ON ou OFF), et que la commande tee /proc/acpi/bbswitch <<<ON permettait de l’allumer à la demande.
Et j’ai constaté que la carte était en OFF à chaque démarrage, que si on essayait de lancer un programme graphique (même une interface graphique qui tourne sur la carte intégrée au CPU) alors que la carte dédiée était OFF, alors ça freezait. Si par contre on allumait manuellement la carte avant, on pouvait lancer l’interface, et ensuite ça fonctionnait, même si la carte était coupée. Mais si on souhaitait simplement se déconnecter, comme ceci coupe puis relance l’interface graphique, alors ça freezait à nouveau…

Mais avec le détail des cas où ca plantait, j’ai facilement trouvé ce rapport de bug, et après moult tests, modifier la ligne dans le fichier /etc/default/grub pour qu’elle ressemble à ceci :

GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT="quiet acpi_osi=! acpi_osi='Windows 2009'"

suivi d’un update-grub a bien fonctionné ! Les graphiques standards sont bien lancés sur le gpu intégré, le gpu dédié est éteint la plupart du temps, allumé correctement lorsqu’on lance un programme avec optirun, et bien éteint lorsque ce programme se termine.

23 Nov 2018, 00:00

Appliquer un fichier .patch à une source Debian

La version du programme disper disponible dans les dépôts Debian stretch segfault dès qu’on lui demande quelque fonction que ce soit.
Ceci a été discuté et corrigé sur le bugtracker de Debian. La version des dépôts n’est toutefois toujours pas corrigée. Comme c’était mon premier ( \o/ ), voici comment appliquer le patch.

On commence par vérifier/ajouter le dépôt source au sources.list
deb-src http://deb.debian.org/debian/ stretch main contrib non-free

On crée un dossier de travail, et on y récupère les sources de disper.

mkdir disper-patch && cd disper-patch
apt source disper

On prépare les paquets nécessaires à la construction du paquet.

## permet l'installation automatique des paquets nécessaires pour compiler disper
sudo apt build-dep disper
## contient des outils pour construire et maintenir des paquets Debian. Pas sûr que ce soit nécessaire
sudo apt install packaging-dev devscripts

On récupère ensuite le patch, on l’applique, et on reconstruit le paquet

## ce fichier est une copie inchangée du fichier disponible dans la mailing-list
wget -c raphaelguetta.fr/files/disper-patch.diff

## Applique le patch à l'arborescence. L'option -p0 permet de conserver entiers les chemins fournis par le patch, sachant que le programme patch ne conserve par défaut que les noms de fichiers
patch -p0 < disper-patch.diff

## ce dossier contient directement la source upstream, et un dossier debian qui contient les modifs made-in Debian
cd disper-0.3.1
debuild -b -us -uc

Le paquet .deb doit normalement être disponible dans le dossier parent (ici disper-patch). On peut l’installer avec dpkg -i.

23 Nov 2018, 00:00

crng init done

Dans les versions du noyau disponibles dans stretch-backports, il m’est arrivé sur plusieurs machines d’avoir un démarrage très long (1 à 2 minutes sans activité visible), avec un blocage tant que la phrase “crng init done” n’est pas apparue.
Visiblement, certaines fonctions/pilotes nécessitent d’avoir le pool d’entropie rempli, ce qui peut dorénavant prendre plusieurs minutes.

Pour corriger ceci, il semblerait que les paquets haveged, rng-tools et/où rng-tools5 améliorent la vitesse d’acquisition de l’entropie, à défaut de trouver une solution plus pérenne.

29 Oct 2018, 00:00

Utilisation de ddrutility pour identifier les secteurs contenant de la données NTFS pour une utilisation optimale de ddrescue

EDIT

Il semblerait que partclone permette aussi de créer le fichier domaine, sur plusieurs systèmes de fichiers, avec la syntaxe :

sudo partclone.FSTYPE -s /dev/sdX_1 -D --offset_domain=1048576 -o ./domain.log

L’option -s (sdX_1) précise la source, c’est-à-dire la partition à cartographier (par ex sdb1 ou loop0p1),
-D précise que nous souhaitons créer un fichier de domaine,
l’offset calculé de la même manière qu’expliqué plus loin dans l’article (et utile seulement si on dumpe le disque entier),
-o nomme le fichier de sortie.
A noter que le fichier créé est par défaut non lisible par les non-root. De plus; le fichier de domaine n’intégrera pas (contrairement à ddrutility) les zones à lire pour identifier correctement la table de partition et les débuts/fins de partitions.

———

Cet article se penche sur l’utilisation de ddrutility pour créer un fichier de carte de domaine à utiliser avec ddrescue, afin de focaliser ce dernier sur les secteurs qui contiennent effectivement des données. Dans cet exemple, je ne parle que du ntfs.

L’ensemble d’utilitaires ddrutility peut être installé depuis les dépôts Debian à partir de Buster, ou bien compilé depuis la source disponible ici.

L’utilitaire qui nous intéresse : ddru_ntfsbitmap qui va créer un fichier de domaine, c’est-à-dire une liste des secteurs à lire sur la partition ntfs (secteurs effectivement utilisés). Concrètement, ce fichier a le même format qu’un fichier mapfile de ddrescue, mais où les secteurs censés contenir des données sont déterminés grâce à l’analyse du MBR et de la MFT, et sont marqués comme “finished” (lus), bien que rien ne soit effectivement lu.

Ceci ne fonctionnera que si ddrescuelog est présent dans la release de ddrescue (à partir de la version 1.15, normalement)

Création du fichier de délimitation du domaine

Voici la syntaxe pour une partition seule :

sudo ddru_ntfsbitmap /dev/sdX1 ./domain_ntfs.log

Dans mon cas, j’ai l’habitude de dumper le disque en entier, y compris la table de partitions. Pour ceci, il faut calculer l’offset de la partition (en octets) avec des maths assez simples : multiplier le secteur de démarrage de la partition par la taille d’un secteur en octets. Pour ceci : sudo fdisk -lu /dev/sdX qui nous donne par exemple :

Disk /dev/sdX: 465,7 GiB, 500074283008 bytes, 976707584 sectors
Units: sectors of 1 * 512 = 512 bytes
Sector size (logical/physical): 512 bytes / 512 bytes
I/O size (minimum/optimal): 512 bytes / 512 bytes
Disklabel type: dos
Disk identifier: 0x0004a183

Device     Boot Start       End   Sectors   Size Id Type
/dev/sdX1        2048 976707583 976705536 465,7G  7 HPFS/NTFS/exFAT

On voit que la partition démarre au secteur 2048, et que chaque secteur pèse 512 bytes (octets). On multiplie donc : 2048*512 = 1048576, puis on passe l’argument -i à ddrutility, ce qui donne la commande

sudo ddru_ntfsbitmap /dev/sdX ./domain_ntfs.log -i 1048576

Ceci va aller lire le secteur de boot de la partition ntfs, puis la section bitmap afin de déterminer quels sont les clusters sur lesquels des données sont stockées. Selon la doc de ddrutility, si des secteurs du bitmap sont illisibles, alors ddrutility va les remplir avec le motif 0xFF (soit uniquement des 1), ce qui signifie que les secteurs en question sont utilisés pour stocker des données. Ainsi, en l’absence de certitude (grâce à la lecture correcte du bitmap) qu’un secteur est inutilisé, alors il sera extrait par ddrescue. On a ainsi le “risque” de lire des secteurs inutilisés, mais beaucoup moins de risque de sauter des secteurs sur lesquels des données sont effectivement stockées !

On obtient plusieurs fichiers en résultat :

  • __bootsec qui est un dump du secteur de boot de la partition (et est utilisé pour trouver l’emplacement de la MFT
  • __bootsec.log : la mapfile ddrescue utilisée pour l’extraction du secteur de boot

  • __mftshort : dump de la MFT

  • __mftshort.log : mapfile utilisée par ddrescue pour dumper la MFT

  • __bitmapfile : dump du fichier $BitMap de la partition

  • _partX__bitmapfile.log : fichier mapfile utilisé par ddrescue pour dumper le fichier $BitMap. Il est possible qu’il y en ait plusieurs si le fichier $BitMap est fragmenté

  • ntfsbitmap_rescue_report.log : résumé des différentes passes de ddru

  • domain_ntfs.log : le fichier à donner à ddrescue lors de la réelle tentative de récupération de données. Le nom dépend de la ligne de commande invoquée.

Utilisation de ce fichier avec ddrescue

Il faut impérativement penser à accorder la ligne de commande ddrescue avec celle utilisée par ddrutility pour obtenir le fichier domaine. Notamment déterminer si on dumpe une partition ou bien un disque entier. Dans mon cas, c’est un disque entier.

Une fois le fichier obtenu, on peut lancer la récupération de données avec ddrescue avec l’option -m, comme ceci :

sudo ddrescue -m ./domain_ntfs.log /dev/sdX ./disk_image.img mapfile.log

Si on souhaite suivre l’avancement en graphique avec ddrescueview, il est possible dans le menu de ce dernier d’ouvrir une mapfile de domaine (et séléctionner domain_ntfs.log). Ainsi, le secteurs hors domaine seront coloriés en grisé.

À noter qu’il est possible de combiner cette méthode avec ddrescue sans carte de domaine, en utilisant le même fichier source (disque défectueux), la même destination et la même mapfile. Après avoir laissé tourner ddrescue séquentiellement sur le disque, et une récupération extremement lente (quelques ko/s), j’ai repris l’avancement en cours en rajoutant l’argument de la carte de domaine. Il est également possible de reprendre le dump du disque sans carte de domaine une fois que tous les secteurs sur la carte de domaine ont été correctement récupérés (même si cela devrait théoriquement être inutile).

Analyse des secteurs défectueux pour connaître les fichiers affectés

Le disque dur sur lequel je travaillais m’a donné un taux de récupération supérieur à 99%, mais toutefois incomplet.
Pour connaître la liste des fichiers dont certains secteurs peuvent être manquants, ddrutility propose un autre utilitaire, ddru_ntfsfindbad.

Bien qu’il puisse fonctionner directement sur le disque, il est plutôt prévu pour être utilisé sur l’image résultant de la récupération avec ddrescue. En effet, à ce stade, l’image devrait être suffisamment complète pour ne pas avoir à refaire de lecture lente et incertaine sur le disque défaillant.

De la même manière que ddru_ntfsbitmap, cet utilitaire va avoir besoin de connaître l’offset de la partition, et de pouvoir lire la MFT ntfs (si cette dernière est endommagée, le processus risque d’être compliqué et infructueux…).

Pour ceci, je lance : ddru_ntfsfindbad ./disk_image.img mapfile.log -i 1048576
Le fichier disk_image.img doit être précisément celui créé par ddrescue.
Le fichier mapfile.log doit aussi être celui utilisé par ddrescue.
L’offset (-i) doit être le même que celui determiné à l’étape ddru_ntfsbitmap (si seule la partition du disque défaillant est dumpée, alors il vaut 0 et n’a pas besoin d’être précisé).
Seront comptabilisés comme secteurs non lisibles au moins les secteurs “non-trimmed” et les secteurs “failed”, mais pas les “non-tried”.

L’outil va ensuite créer un fichier ntfsfindbad.log, qui contient la liste des fichiers/dossiers dont la récupération est incomplète, et qu’il suffit de lire pour obtenir les informations !
Notons enfin que l’outil est prévu pour lister les fichiers qui sont dans la corbeille (et qui seront clairement affiché comme présents dans le dossier “$RECYCLE.BIN”), mais PAS les fichiers supprimés (pour ceci, un outil du genre testdisk ou photorec est plus adapté).

11 May 2018, 00:00

Installer une interface réseau virtuelle sous Debian et utilisation par Virtualbox

Création de l’interface virtuelle

Chargement du module

On peut créer très simplement une interface réseau virtuelle grâce au module dummy fourni par le noyau. Pour ceci, taper :

sudo modprobe dummy

et vérifier que cela ne renvoie pas d’erreur. Il faut ajouter ‘dummy’ au fichier /etc/modules pour un chargement automatique au démarrage.

Configuration réseau

[EDIT] J’ai finalement opté pour un pont br0 qui associe dummy0 et une carte réseau physique eth1. Dans ces conditions, aucune des 2 cartes n’a d’adresse IP directement, seul br0 en possède une, et dummy0 peut rester en NOARP, cela ne genera pas la circulation des paquets.
br0 est toujours en up (contrairement à eth1 qui ne l’est pas si pas de cable branché, ce qui empeche de bridger une VM VBox dessus sans cable) et l’ARP est activé par défaut (contrairement à dummy0, ce qui empêche de bridger la VM VBox sur dummy0 sans scripter l’activation de l’ARP…)

La suite reste ici à titre informatif [/EDIT]

On ajoute ensuite une entrée dans le /etc/network/interfaces

auto dummy0
iface dummy0 inet static
    address 192.168.2.1
    netmask 255.255.255.0
    network 192.168.2.0
    broadcast 192.168.2.255

pour une adresse statique. On redémarre le service :

sudo service networking restart

et on vérifie que la carte est bien détectée avec sudo ifconfig dummy0, qui doit donner quelque chose comme ça :

dummy0: flags=195<UP,BROADCAST,RUNNING,NOARP>  mtu 1500
        inet 192.168.2.1  netmask 255.255.255.0  broadcast 192.168.2.255
        inet6 fe80::440f:8eff:fe69:4e35  prefixlen 64  scopeid 0x20<link>
        ether 46:0f:8e:69:4e:35  txqueuelen 1000  (Ethernet)
        RX packets 0  bytes 0 (0.0 B)
        RX errors 0  dropped 107  overruns 0  frame 0
        TX packets 606  bytes 43672 (42.6 KiB)
        TX errors 0  dropped 0 overruns 0  carrier 0  collisions 0

On voit qu’elle porte le flag NOARP, alors que l’arp est nécessaire pour pouvoir communiquer en ethernet. On tape donc

sudo ip l set dummy0 up arp on

On peut aussi, si on le souhaite, activer le flag multicast

sudo ip l set dummy0 up multicast on

La route vers le nouveau réseau est normalement configurée automatiquement.

Lien avec VirtualBox

Mon LAN principal est en 192.168.1.x.
Je souhaite mettre en place un réseau distinct derrière cette carte, qui aie sa propre plage IP (192.168.2.x) et serveur DHCP, pour faire des tests de serveur. Je souhaite toutefois que les VM dans ce réseau puissent avoir accès à mon LAN principal (et vice-versa), et à Internet.

Config dans VBox

Il suffit de paramétrer la carte réseau de la VM en accès ponté avec la carte dummy0.
Plusieurs VM peuvent être bridgées à cette interface, elles pourront toutes communiquer ensemble (comme autour d’un switch) ainsi qu’avec Internet via l’hôte.

Forward ipv4

Pour que la machine (Debian) hébergeant la VM accepte de transmettre les paquets, il faut taper :

sudo sysctl -w net.ipv4.ip_forward=1

afin l’activer à la volée. Et rajouter

net.ipv4.ip_forward = 1

au fichier /etc/sysctl.conf pour que ce soit pris en compte à chaque démarrage.

Routage

Il faut activer le masquerading (NAT) sur les paquets sortant par l’interface eth0 (à adapter avec le nom de l’interface réseau principale, connectée à internet. Ainsi, les périphériques ne connaissant pas le réseau VBox auront l’impression que les requêtes viennent directement de l’hôte, connu.

sudo iptables -t nat -A POSTROUTING -o eth0 -j MASQUERADE

Cela suffit à donner au système invité un accès complet à routes les ressources LAN/Internet.

Sous Debian, les règles iptables sont défaut perdues au reboot. Le paquet iptables-persistent peut s’occuper de les sauvegarder et restaurer au démarrage.

Cependant, je souhaitais aussi que les machines de mon LAN principal puissent accéder à toutes les machines virtuelles de mon réseau VBox. Pour ceci, il faut utiliser une route qui va vers le réseau 192.168.2.0/24 et qui a pour passerelle l’ip de la machine hôte sur le réseau principal, par exemple en 192.168.1.x. Ainsi, n’importe quel machine du LAN physique pourra accéder à n’importe quelle machine du LAN virtuel.

Cette route doit être paramétrée en statique dans le routeur, et peut éventuellement être distribuée directement aux clients par DHCP. Tous les routeurs ne permettent hélas pas ces 2 possibilités.

05 May 2018, 00:00

Chemin absolu dans un script bash

Pour lancer un script bash en se positionnant initialement dans le répertoire qui contient ce script bash (nécessaire dans certains cas, par exemple pour qu’un exécutable de jeu trouve le dossier data dont il a besoin pour se lancer, dans le cas des jeux Unity), ce de manière automatique quel que soit le répertoire en question, et même s’il a des caractères spéciaux du type espace ou accent, il suffit de faire commencer le script par cette ligne :

cd "`dirname "$0"`"

Cette commande va chercher le chemin complet du script lancé ($0) et y positionne le terminal.

28 Apr 2018, 00:00

Supprimer récursivement les fichiers corrompus suite à récupération de données peu concluante

Suite à une récupération de données via ddrescue qui n’a que peu fonctionné, le disque ne répondant rapidement plus du tout, j’ai essayé de tirer parti du peu que j’avais en ma possession.

L’image a été montée sous Windows via VirtualBox, les chkdsk nécéssaires ont été effectués, le système de fichier est redevenu lisible sous Linux comme sous Windows, mais malgré ça, une bonne partie des fichiers référencés par le NTFS n’étaient pas lisibles, car leur emplacement (qui n’a pas été dumpé depuis le disque) ne contenait rien d’autre que des 0.

Lorsque, sous Linux, on fait un file monfichier.jpg, on voit que dans le cas d’un fichier corrompu, comme il n’y a aucune donnée à analyser, le retour est un simple “data”.

J’ai donc utilisé cet indicateur pour supprimer tous les fichiers sans donnée, via le script suivant, rangé sous ~/del_empty.sh :

#!/bin/bash

cd "$1"
for i in *; do
    type=`file -b "./$i"`
    if [ "$type" = "data" ]
    then
        rm "./$i"
    fi
done

Ce script, qui fait référence à la variable de position $1, est voué à être utilisé en conjonction avec la commande find :

find /path/to/data/ -type d -exec ~/del_empty.sh {} \;

Puis on supprime automatiquement les dossiers vides

find /path/to/data/ -type d -empty -print -delete

Il ne reste plus qu’à découvrir ce qu’il reste des données initiales…

08 Apr 2018, 00:00

Lancer server Xorg sans ecran connecté (Nvidia)

Sur une machine avec une GTX 1070, Xorg refusait de se lancer si un écran n’était pas physiquement connecté à la carte. Le fichier /etc/X11/xorg.conf suivant fait l’affaire (c’est probablement sur les sections Screen qu’on peut simuler la conection des écrans). L’option Coolbits sert à activer les possibilités d’overclocking.

# nvidia-xconfig: X configuration file generated by nvidia-xconfig
# nvidia-xconfig:  version 375.26  (buildd@debian)  Fri Jan 13 02:38:29 UTC 2017

Section "ServerLayout"
    Identifier     "Layout0"
    Screen      0  "Screen0"
    Screen      1  "Screen1" RightOf "Screen0"
    InputDevice    "Keyboard0" "CoreKeyboard"
    InputDevice    "Mouse0" "CorePointer"
EndSection

Section "Files"
EndSection

Section "InputDevice"
    # generated from default
    Identifier     "Mouse0"
    Driver         "mouse"
    Option         "Protocol" "auto"
    Option         "Device" "/dev/psaux"
    Option         "Emulate3Buttons" "no"
    Option         "ZAxisMapping" "4 5"
EndSection

Section "InputDevice"
    # generated from default
    Identifier     "Keyboard0"
    Driver         "kbd"
EndSection

Section "Monitor"
    Identifier     "Monitor0"
    VendorName     "Unknown"
    ModelName      "Unknown"
    HorizSync       28.0 - 33.0
    VertRefresh     43.0 - 72.0
    Option         "DPMS"
EndSection

Section "Monitor"
    Identifier     "Monitor1"
    VendorName     "Unknown"
    ModelName      "Unknown"
    HorizSync       28.0 - 33.0
    VertRefresh     43.0 - 72.0
    Option         "DPMS"
EndSection

Section "Device"
    Identifier     "Device0"
    Driver         "nvidia"
    VendorName     "NVIDIA Corporation"
    BoardName      "GeForce GTX 1070"
    BusID          "PCI:1:0:0"
EndSection

Section "Device"
    Identifier     "Device1"
    Driver         "nvidia"
    VendorName     "NVIDIA Corporation"
    BoardName      "GeForce GTX 1070"
    BusID          "PCI:2:0:0"
EndSection

Section "Screen"
    Identifier     "Screen0"
    Device         "Device0"
    Monitor        "Monitor0"
    DefaultDepth    24
    Option         "AllowEmptyInitialConfiguration" "True"
    Option         "UseDisplayDevice" "DFP-0"
    Option         "Coolbits" "28"
    Option         "ConnectedMonitor" "DFP-0"
    SubSection     "Display"
        Depth       24
    EndSubSection
EndSection

Section "Screen"
    Identifier     "Screen1"
    Device         "Device1"
    Monitor        "Monitor1"
    DefaultDepth    24
    Option         "AllowEmptyInitialConfiguration" "True"
    Option         "UseDisplayDevice" "DFP-0"
    Option         "Coolbits" "28"
    Option         "ConnectedMonitor" "DFP-0"
    SubSection     "Display"
        Depth       24
    EndSubSection
EndSection